Suisse · Classement local
Les marabouts à Winterthour.
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Un accompagnement à Winterthour.
Pendant plus d’un siècle, Winterthour a vécu au rythme des machines. Les frères Sulzer y ont fondé en 1834 une entreprise qui allait produire chaudières et moteurs diesel, la fabrique de locomotives SLM y a construit une bonne partie du matériel roulant des chemins de fer suisses, et Rieter y a développé ses machines textiles. Quand l’industrie lourde s’est retirée, la ville a choisi de garder ses halles plutôt que de les raser : autour de la gare, l’ancien site Sulzer accueille aujourd’hui des locaux de la haute école ZHAW, des logements, des bureaux et des lieux de sortie.
Cet héritage a aussi fait de Winterthour une ville de musées, nés pour beaucoup de la générosité de familles d’industriels et de négociants. La collection Oskar Reinhart Am Römerholz expose Manet, Renoir, Cézanne ou Van Gogh dans une villa sur les hauteurs, le Kunstmuseum et la Villa Flora prolongent la visite, et le Fotomuseum fait référence pour la photographie. Les familles, elles, connaissent surtout le Technorama, où l’on expérimente la physique et la perception en manipulant des centaines d’installations. Dans la vieille ville, la Marktgasse, longue rue piétonne, relie places et cafés, et chaque été l’Albanifest transforme le centre en grande fête populaire. Ses parcs et ses forêts toutes proches valent à la ville sa réputation de cité verte, tandis que le château de Kybourg veille sur les collines voisines.
Deuxième ville du canton de Zurich, Winterthour n’est qu’à une vingtaine de minutes de train de la métropole, ce qui attire étudiants, jeunes familles et pendulaires en quête d’un rythme plus posé. On y croise des Romands partis travailler outre-Sarine, des Français recrutés par l’industrie ou l’enseignement, des parents arrivés d’Afrique francophone avec leurs enfants. Les raisons qui les poussent à solliciter un marabout ressemblent à celles de tout un chacun : une relation qui s’essouffle, un enfant dont on s’inquiète, une promotion qui se fait attendre, l’envie d’être protégé avant un changement important.
Nul besoin de se débrouiller en allemand pour cela : tout peut se dire en français, en face à face au cabinet, ou bien en visio ou au téléphone quand l’emploi du temps est serré. Les fiches de Winterthour sont réunies plus bas ; lisez-les tranquillement, puis écrivez ou téléphonez à la personne avec qui vous vous sentez en confiance.